Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 15:51

 

☺…Dis-donc au fait, t’as su pour la Gustine ?

☻Ben oui, la pauvre, elle morte la semaine dernière,  mais j’étais pas là et j’ai pas pu aller à son enterrement.

☺Oui mais t’as su comment ça s’est passé à l’église ?

☻J’ai entendu dire que le curé était pas là et que c’est des gens comme nous qu’ont dû faire les choses.

☺Tu te rends compte, la Gustine, tout le monde la connaissait ! C’était quelqu’un !  Moi j’y étais : l’église était archi pleine et y avait même pas un curé !

☻Ca s’est mal passé ?

☺Pour ça, y a rien à redire : y avait un monsieur et une dame, tu les connais sûrement : ils sont presque toujours à la messe le dimanche. Ils ont tout fait bien, comme le curé fait d’habitude. Ils ont bien parlé, il y avait l’orgue, des gens qui chantaient, de la musique et même on avait une feuille pour suivre ce qui se passait. Et après, ils sont aussi allés au cimetière avec la famille.

☻Alors, c’était bien ?

☺Oui…

Mais… Quand même ! la Gustine avec tout ce qu’elle a fait pour l’église, elle méritait mieux que ça ! Elle a dû se retourner dans son cercueil avant même d’être en terre. Tu te rends compte y a trois curés ici et même un diacre et zut !! personne pour l’enterrer. D’ailleurs on se demande où ils étaient ce jour-là ceux-là… La Gustine c’était une bonne paroissienne, dévouée et tout. Elle fleurissait l’église, elle savait comment laver les linges sacrés, elle était toujours là pour rendre service… Et même que quand elle comptait la quête le dimanche elle ajoutait des pièces de sa poche pour que ça fasse un compte rond… Elle allait tous les ans à Lourdes, elle ne ratait jamais le chapelet. Elle a même fait le caté à mon Mimile. Y a juste qu’on voulait plus d’elle dans la chorale parce qu’elle chantait tellement faux que ça nous faisait dérailler…

☻Mais la Gustine on l’a quand même pas enterrée comme un chien d’après ce que tu me dis ?

☺Non, bien sûr, la cérémonie elle était très bien … mais quand même je me demande si c’est bien valable quand c’est pas un curé qui fait les choses et qui dit les prières…

Tiens par exemple, la dame à la fin elle a fait le tour du cercueil avec l’encensoir tu crois qu’elle avait le droit de faire ça ? Si encore ç’avait été le monsieur, j’aurais compris, lui au moins il avait peut-être appris quand il était enfant de chœur mais une femme quand même c’est pas son rôle… elle a pas à toucher à des objets sacrés…

☻Mais dis donc, la Gustine elle l’avait pourtant bien souvent astiqué l’encensoir du temps qu’elle s’occupait de la sacristie…

C’est vrai… Et elle y mettait du cœur, comme pour les calices et les ciboires, pour ça elle les faisait briller…

Quand même, cette affaire ça me turlupine… J’en parlais l’autre jour avec la grande Nono, tu sais celle qu’est jamais trop d’accord avec notre curé. Ca n’avait pas l’air de l’avoir beaucoup contrariée, au contraire. Alors je lui ai dit qu’elle, elle n’avait pas, comme nous, à se faire de souci, vu qu’elle a un neveu qu’est prêtre : au moins à son enterrement elle est sûre que la cérémonie sera faite par un curé…

Tu sais pas ce qu’elle m’a répondu ?

☻????

Elle m’a dit qu’elle y avait justement pensé et que pour ne pas faire de jaloux elle va demander à son neveu, s’il vient pour son enterrement, de rester dans l’église avec tout le monde ce jour-là et de laisser faire les paroissiens qui ont l’habitude… Elle a ajouté qu’elle allait même essayer de tout prévoir avant  pour leur simplifier le travail et éviter qu’ils disent trop de bêtises…

Avec elle, on ne sait jamais bien si c’est du lard ou du cochon, mais là, elle avait l’air d’être sérieuse…

! ! ! !

 

 

 

Par dekoij'memèle - Publié dans : paroisse, que serais-je sans toi? - Communauté : De tout et de rien
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Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 11:39

Il y a tant de choses à dire qu'il est difficile de savoir par quoi commencer...

Et puis il faut quand même prendre le temps ...

Sans doute bientôt de nouvelles élucubrations glubiques concernant

 

Mes paroisses... Les JMJ...Marie de Nazareth...

En attendant, écoutez donc la musique de Schütz...

A bientôt

 

Par dekoij'memèle
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Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 10:31

Burke-capa3

 

  Ils adorent se travestir....

 

 

11 03 17 Burke galero sm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Non, hélas ! Il ne s'agit pas de vieux clichés du siècle dernier...  

Mais d'images d'un "prince de l'Eglise" du XXIème siècle...

 

Et il voudrait nous convaincre qu'en osant s'exhiber et pavaner dans un tel accoutrement, aussi ridicule que dispendieux, il va rendre à la liturgie le caractère sacré et le sens du divin que les aberrations liturgiques post conciliaires lui auraient fait perdre...

Par dekoij'memèle - Publié dans : les révérend(e)s
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Lundi 3 janvier 2011 1 03 /01 /Jan /2011 17:14

CSA2.jpgMes chanoinesses...

       Les premières "soeurs" que j'ai côtoyées étaient en fait des "mères" ... enfin du moins pour la plupart d'entre elles ... C'était celles qui "tenaient" l'école primaire privée catholique où j'avais échoué faute de place à l'école également primaire mais publique et laïque de mon quartier.

    Les "mères" se présentaient sous la forme de personnages qui me semblaient totalement asexués et mystérieux : elles n'avaient de chair vivante que celle de  leur visage et de  leurs mains et se déplaçaient sur des pieds enfermés dans des chaussures noires, identiques pour toutes. Tout le reste du corps - et j'allais jusqu'à douter que celui-ci existe réellement - était soigneusement dissimulé sous un amas de tissus noirs, jupons, jupes, tablier, manches et sur-manches (longues), plus un voile, noir, doublé de blanc accroché sur une espèce de cagoule blanche qui recouvrait un éventuel crâne. Si elles n'avaient pas été agitées de mouvements et dotées de la parole, je les aurais classées sans hésitation dans la catégorie "poupées de chiffon géantes" ou "marionnettes".

    Il y avait parmi elles quelques "soeurs" plus facilement identifiables comme appartenant à l'espèce humaine. Elles aussi étaient de noir vêtues mais avec une certaine économie de tissus ; au-dessus des chaussures (noires) la jupe à la fois moins large et moins longue laissait apercevoir au moins une cheville voire la partie inférieure du mollet (gaîné de noir). La tête - non pas emprisonnée dans la susnommée cagoule- mais simplement couverte d'une sorte de petit bonnet (noir) avec des petits tuyaux rigolos devant et un léger voile (noir) derrière était placée sur un cou visible, encerclé d'un petit col blanc, qui laissait imaginer la présence d'un vrai corps en dessous. De plus, les fonctions qui leur étaient dévolues les amenaient à remonter leurs manches et ainsi confirmer qu'elles étaient également, comme nous, munies de vrais bras.

    Il y avait donc deux catégories de religieuses : les "vraies" (?) auxquelles étaient réservées les nobles tâches et les converses grâce auxquelles les premières, libérées des basses besognes matérielles, pouvaient se consacrer totalement à leur vocation d'enseignantes-éducatrices-catéchistes.

    Très vite nous pouvions découvrir que celles de la seconde catégorie ne semblaient pas jouir des mêmes privilèges ni de la même considération respectueuse et n'avaient pas non plus la même autorité. Mais elles nous étaient tellement plus proches ! La soeur Camille était chargée (en plus de remplir les encriers, coudre nos tabliers d'uniforme, distribuer les fournitures...) d'ouvrir et fermer la porte de l'école à horaires fixes et précis. Elle ne nous grondait pas (ou bien elle le faisait gentiment...) quand nous étions en retard et avions donc été obligées de sonner pour entrer. C'est elle aussi qui soignait nos petits bobos, nous consolait d'un immense chagrin enfantin ou tentait de remédier aux  inévitables  et énormes taches d'encre dont nos tabliers se trouvaient parfois constellés grâce à notre maladresse.

     Les "mères" se chargeaient donc de notre éducation. Mère St Antoine qui était la directrice de l'école était une femme extraordinaire dont le visage rayonnait d'intelligence, de joie de vivre, de bonté : sans doute de Dieu lui-même. C'est elle qui chaque matin nous faisait le catéchisme. Avec comme support le catéchisme à l'usage des diocèses de France - avec partie propre au diocèse de Dijon - imprimé sur ordre de Son Altesse  Sa Majesté  Son Excellence Monseigneur Guillaume Sembel et qui contenait  toutes les réponses aux innombrables questions théologiques compliquées qu'un vrai catholique doit absolument connaître mais qu'un enfant ne se pose  habituellement pas encore (du moins en ces termes....). Ce fastidieux répertoire organique de la foi catholique était conçu de telle sorte que chaque année on reprenait les mêmes leçons mais en y ajoutant des questions et réponses supplémentaires. C'était donc astucieusement économique car l'achat du manuel était rentabilisé. A côté de cet indigeste panorama il y avait aussi l'Histoire Sainte, nettement plus attrayante, mais dont nous enregistrions sans doute les fabuleux récits dans nos jeunes mémoires à côté des contes de Grimm ou des malheurs de Sophie...

    Grâce à cette excellente Mère, les séances quotidiennes de catéchisme étaient un moment agréable de la journée même si on était loin de comprendre le quart de ce que nous apprenions consciencieusement par coeur et récitions avec application...

    J'aurais sans doute gardé un excellent souvenir des ces braves dames en noir et blanc si ma dernière année scolaire n'avait été marquée par le départ de la merveilleuse Mère St Antoine qui fut remplacée par une certaine Mère Marie du Christ. J'appris plus tard que la première avait dû quitter la congrégation... Quant à la deuxième, je n'ai jamais compris pour quelles raisons elle m'avait d'emblée prise en grippe. Certes je n'étais pas une élève modèle sage, ordonnée et attentive : j'avais du mal à rester tranquille en classe, à ranger la case de mon bureau sans débordements, à écouter sagement la maîtresse sans laisser naviguer mon imagination vers des rivages plus exotiques... Pour ces raisons Mlle Duthu, notre institutrice de CM2, n'aimait guère non plus la petite écolière qui de plus devait stationner perpétuellement sous son nez au premier rang en raison de la myopie qui l'obligeait à se tenir à proximité immédiate du tableau noir : les "roulements" hebdomadaires en étaient perturbés... Tout était prétexte pour qu'elle m'envoie à la porte  et donc  pour multiplier les occasions de me faire croiser la route de  Mère Marie du Christ qui hantait les couloirs... Ses gros yeux globuleux et son regard méchant me terrifiaient... Même si, à défaut de trou de souris, je parvenais parfois à me réfugier dans les toilettes, son pas savait se faire silencieux et elle patientait sournoisement pour me surpendre à la sortie...

    Cette dernière année d'école primaire a beaucoup influencé le regard que j'ai porté ensuite sur les religieuses en général. Jamais plus je n'ai accordé une confiance aveugle. et naïve à ces "épouses du Christ". Leur statut me semblait même être un paravent susceptible de cacher les pires vilenies...

   Mes chanoinesses, ces "poupées de chiffon géantes", n'étaient certes pas dépourvues de corps animé mais pour certaines l'absence de coeur était manifeste... Plus d'un demi siècle s'est écoulé sans que je sois parvenue à oublier ni peut-être  même à pardonner totalement...

   Le préjugé favorable que j'aurais pu être amenée à accorder aux "gens d'Eglise", mâles ou femelles, "enrobés" ou pas, a été définitivement écorné et expédié au rayon des illusions perdues...

Par dekoij'memèle - Publié dans : les révérend(e)s
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Mardi 21 septembre 2010 2 21 /09 /Sep /2010 21:23


     Des soutanes dans un lycée laïc...

    Après l'école privée catholique primaire, c'est dans un lycée public  laïc de jeunes filles que j'ai transporté mon cartable. Il suffisait de passer un examen (et d'être reçu) pour entrer en 6ème. Il y a donc eu une place pour moi et nul besoin pour mes parents d'aller en pleurer (et payer...) une dans un établissement privé.

      Mis à part la taille du bâtiment et le nombre de classes, d'élèves et de profs sans  commune mesure avec le gabarit de la petite école où j'avais appris à lire, ce qui me perturba un peu au départ c'était de s'asseoir au début des cours sans avoir fait le signe de croix : l'habitude avait été bien ancrée et il m'a fallu un certain temps pour m'en défaire...

      Avant même la rentrée les parents devaient spécifier sur le formulaire d'inscription s'ils souhaitaient que leur "rejetonne" assiste ou non aux cours d'Instruction Religieuse et bien sûr il n'était pas question pour moi d'y échapper.

      Nous avions donc un jeune Aumônier (qu'à l'époque je classais tout de même dans les vieux puisqu'il avait plus de  20 ans) tout frais émoulu du grand séminaire et pour lequel c'était, je crois, la première affectation. (Il aimait nous raconter que quand son évêque lui avait demandé où il souhaitait travailler, en modeste fils de vignerons il avait émis le voeu d'être en mission plutôt dans une paroisse de campagne et surtout de ne pas avoir à s'occuper des filles...) Il essayait de déambuler le plus discrètement possible sous le regard peu amène de Madame la Directrice; celle-ci, en digne responsable du caractère propre -donc laïc- de son établissement, se trouvait affrontée à l'obligation de supporter la présence d'un homme dont la soutane ne laissait planer aucun doute sur la fonction. Le malheureux cumulait deux tares : celle d'être un homme (Madame, en fait était une en célibataire confirmée, convaincue et un peu rassise et ne supportait pas les mâles) et celle d'être un prêtre (donc de nuire à la neutralité de son lycée). A cette époque il était admis par les lois de la République que l'enseignement religieux soit dispensé à l'intérieur des murs, pendant les heures "creuses". Un rabbin, ou un pasteur - voire un iman, mais ils n'étaient pas encore d'actualité - auraient pu également avoir leur place si des demandes de familles avaient été formulées.

      Etant donné le nombre important d'élèves qui participaient à l'aumônerie, notre jeune clerc avait fort à faire et il était seul pour assurer cette tâche. On voyait donc tous les jours sa soutane hanter les couloirs au grand dam de la Direction...

     Un jour, pourtant, au soulagement partiel de celle-ci, il est subitement devenu moins "voyant" : en effet c'était l'époque où les prêtres eurent l'autorisation de quitter la soutane pour s'habiller comme tout le monde. Et le nôtre n'attendit pas que celle qu'il avait achetée pendant son grand séminaire soit usée pour s'en débarrasser. Il restait malgré tout un homme, mais ça, elle n'y pouvait rien ... l'ordination de femmes n'était pas encore objet de vaines revendications.

      Quelques années plus tard, devant l'ampleur de la tâche, notre homme de Dieu commenca à s'essouffler un peu, ou bien peut-être que d'autres responsabilités lui furent confiées ailleurs. Aussi, il eut besoin d'être secondé par un autre homme d'Eglise.

Pauvre directrice ! c'était plus que doublement pire car celui-ci, membre de l'Ordre des Prêcheurs, portait encore l'habit dominicain blanc et noir, nettement plus flashant que la feue soutane du premier... (Pour ajouter un peu de piment à son désespoir, c'est à la même époque que sont arrivés les trois premiers professeurs HOMMES octroyés par l'Education Nationale pour enseigner la philo, l'anglais et les maths... et perturber le bon ordre de cette communauté qu'elle aurait voulue éternellement et exclusivement féminine)

 

     Même s'il est dans ma nature de m'ingénier à faire dégringoler nombre de clercs du piédestal sacré sur lequel leurs ouailles les ont hissés pour les vénérer - et où ils aiment bien trop souvent se complaire  - quand je me remémore ces années de lycée je ne trouve rien à "dénigrer" chez mes deux pasteurs. (Sauf peut-être à déplorer l'haleine de fumeur de pipe invétéré de l'homme en blanc qui rendait l'air de la pièce irrespirable en fin de séance en hiver...).

    Au contraire : que des bons souvenirs !   Le premier, que j'ai davantage fréquenté, a su nous transmettre l'image d'une Eglise ouverte, accueillante et vivante dans laquelle il fait bon prier et réfléchir ensemble. C'était pourtant avant le Concile Vatican II; mais il avait déjà fait pour nous le "ménage" des pieuseries et bondieuseries qui obscurcissaient le paysage pour ne garder que l'essentiel.

      Retraite de profession de foi (ici on ne parlait déjà plus de communion solennelle), retraites annuelles aux alentours de Pâques, veillées de Noël, route de Cîteaux, messes - très - matinales  dans la crypte de la cathédrale : aucune de ces propositions hors les murs du laïc lycée n'était obligatoire mais on ne les aurait manquées sous aucun prétexte... Il avait aussi mis en place des équipes de JEC, de messagères du Christ (aujourd'hui MEJ) et était l'aumônier d'une compagnie de Guides du Lycée.

    Nous pouvions aussi le rencontrer plus personnellement chez lui, avec ou sans rendez-vous, pour discuter ou seulement lui emprunter un des nombreux livres de sa bibliothèque. Il savait avec tact conseiller sans s'ingérer, ajouter au polar un ouvrage plus sérieux qu'on se sentait tout de même obligé de parcourir avant de lui rapporter...

     Il nous faisait partager son amour de la montagne où il ne manquait pas d'aller randonner chaque été afin sans doute de décompresser d'un emploi du temps surchargé auprès des jeunes écervelées qu'on lui avait confiées.

     J'ai retrouvé au fond d'un carton quelques unes des images "pieuses" qu'il nous distribuait en souvenir des  grandes occasions : une citation courte mais bien sentie, un dessin abstrait... Ca n'avait rien à voir avec l'eau de rose sulpicienne dorée qui inondait alors le marché.

   

     Je mesure aujourd'hui la chance que j'ai eue d'avoir étudié dans ce lycée public !







Par dekoij'memèle - Publié dans : les révérend(e)s - Communauté : De tout et de rien
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